Kukushka

 

Duo de clown

De Rémi Blasquez et Valentin Johner
Mise en scène de Nathalie Tarlet

50 minutes
À partir de 8 ans

 

RÉSUMÉ

En fond de scène, nous devinons le couloir d’un immeuble quelque peu délabré.
Une porte au centre. Nous sommes face à l’intérieur d’un petit appartement modestement aménagé. Nous sommes chez Bubu.
Bubu y a trouvé refuge. Lorsqu’il rentre chez lui c’est pour tenter de se reposer du monde extérieur qu’il doit affronter chaque jour, non sans mal !
Ouf, enfin seul.

Mais aujourd’hui, il semble qu’un grain de sable insignifiant vogue dans les courants d’air. Une présence qui ne semble pas être coutumière des lieux s’engouffre dans les couloirs. Le bruit d’un imprévu retentit derrière la porte de Bubu.


Aïe, aïe, aïe, c’est Igor !
Igor, jouisseur par nature, est inlassablement et sans relâche, toujours prêt à déployer sa fureur de vivre dès qu’une brèche apparaît. On dit d’Igor que, lorsqu’un imprévu vous tombe dessus, c’est en fait qu’Igor l’a préalablement bousculé.

Alors que Bubu veut juste se reposer après une journée épuisante, Igor, lui, se sent bien de s’installer chez Bubu ce soir !

Dans un rythme effréné, à la sauce slapstick, même les éléments semblent s’en amuser. Dans cette rencontre improbable, les objets reprennent vie et semblent n’en faire qu’à leur tête.

Il y a des jours, ça ne se passe vraiment pas comme prévu !

NOTE D'INTENTION

Comment fait-on pour
cohabiter avec « l’autre » ?


Kukushka, le coucou. Ce volatile rusé et paresseux évoque la fainéantise parce qu’il ne veut pas couver ses oeufs, et encore moins façonner son nid.
En effet, cet oiseau farouche et solitaire dont le nom exprime le cri, a quelque peu des moeurs parasitaires.

Trouver son nid, sa maison.

Livrés à eux-mêmes, ces deux personnages solitaires malgré eux sont comme tombés du nid trop tôt, sans aucun mode d’emploi du savoir-vivre en société.
Nez à nez avec l’instant, ils sont emportés par leur instinct de survie. Leurs émotions défilent trop vites, comme l’enfant, du rire au larmes, aux coups, aux bobos, aux chagrins, aux rires.

Dans les traditions védiques, le coucou symboliserait aussi l’âme humaine, avant et après l’incarnation. Le corps serait comme un nid étranger, dans lequel l’âme viendrait se poser.
Ce spectacle est avant tout la rencontre de deux clowns profondément seuls et empêtrés dans leur propre corps. Il semble que dans cet apprentissage du savoir-vivre ensemble tout leur échappe, pour notre plus grand bonheur. Parce qu’il est bien connu que le rire est cruel ! Regarder Bubu et Igor nous permet de plonger dans nos abîmes avec légèreté, du rire aux larmes, aux rires. Ce duo nous reconnecte à notre notre enfant intérieur où l’adulte essaye de puiser sa vitalité, de vivre encore et encore son droit à l’insouciance et au rêve.

LES CLOWNS

BUBU est un travailleur appliqué et minutieux. Le labeur, la routine et son exigence envers lui-même font de lui un homme sans histoire.
Pour Bubu, c’est pas gagné de se dépatouiller avec la vie. Le monde, l’autre, est trop souvent sujet à angoisse. Il vit seul, parce qu’il ne sait pas faire autrement. Chez lui, il se rassure en inventant des rituels d’une vie bien rangée. Il s’entraîne à trouver dans les petits riens du quotidien, ces petits plaisirs dont on parle et qui, soi- disant, font du bien!
Aujourd’hui, le vent a déposé Igor devant sa porte. Bubu est partagé entre le fait de disparaître derrière son journal ou d’ouvrir sa porte à un inconnu. Ce conflit déclenche chez Bubu des états de panique à en mourir d’empathie pour cet être fragile et tellement attachant.

IGOR PUTSCH est né et a grandi dans la rue. Il ne possède rien, il possède tout : le monde est sa chambre d’enfant. Il l’explore, s’en réjouit, il s’y raconte des vies pour exister. Igor vit au gré du vent, des rencontres, avec pour préoccupations principales : Manger, dormir, rencontrer, buller… Tout un programme renouvelé chaque jour. Il est le jouisseur, que rien ni personne ne déroute. Il est l’enfant terrible qui refuse de s’ennuyer. Il cultive inlassablement l’insouciance de sa jeunesse, peu importe les conséquences qu’il inflige à son entourage. Abandonné à lui-même, Igor est une sorte de coucou. Il n’aime pas vivre seul, mais ne sait pas comment cohabiter avec l’autre.

 

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